Le rapport secret d’Airbus sur le Boeing 787
Après de nouveaux retards sur le programme du Boeing (Boeing (nom officiel en anglais The Boeing Company) est l’un des plus grands constructeurs aéronautiques et de…) B 787, le constructeur de Seattle doit faire face à un évènement pour le moins inattendu et très rare dans le secteur de l’aéronautique. Plusieurs sites Internet (Internet est le réseau informatique mondial qui rend accessibles au public des services comme le courrier électronique…) se sont fait l’écho d’un rapport secret rédigé par des équipes… d’Airbus ! Ce rapport de 49 pages est assez détaillé et démontre de la part d’Airbus une grande connaissance du 787 et des difficultés rencontrées dans le cadre de ce projet (Un projet est – dans un contexte professionnel – une aventure temporaire entreprise dans le but de créer un produit ou…).
Le contenu de ce rapport s’avère édifiant au sujet des difficultés rencontrées par le concurrent du géant européen. L’un des éléments est un surpoids de plus de 4 tonnes sur les premiers 787 produits. Ce surpoids aurait comme principale conséquence une réduction du rayon d’action des premiers exemplaires d’environ 14000 à 11790 km. Ce problème affecterait les 20 premiers exemplaires. Les 787-8 suivants verraient-ils leur masse maximale au décollage augmenter, dans le but de transporter plus de carburant (Un carburant est un combustible qui alimente un moteur thermique. Celui-ci transforme l’énergie chimique du carburant…) ?
Si les problèmes de poids sont un classique en matière (La matière est la substance qui compose tout corps ayant une réalité tangible. Ses trois états les plus communs sont…) d’aéronautique, il ne s’agit pas là des seuls problèmes du 787. Le rapport semble pointer du doigt l’ultra externalisation des processus industriels qui est l’une des plus grandes particularités du programme 787. Ainsi, des entreprises qui avaient peu d’expérience en conception aéronautique se sont vues délivrer des tâches d’ingénierie qu’elles ne faisaient pas ou ne faisaient plus depuis longtemps. Certains des sous-traitants utilisent du personnel certes moins rémunéré que chez Boeing, mais souvent peu qualifié pour certaines tâches. Pire, le personnel chargé de faire les contrôles au sein de ces sous-traitants seraient eux-mêmes peu compétents.